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Je ne deviens qui je suis ...
Ce paradoxe semble affirmer que vous existez par le « je suis » et en même temps que vous n’existez pas encore par le « je deviens ».
Le « je » est lié à la conscience que vous avez de vous-même, tout ce qui vous constitue en tant que personne individuelle et néanmoins multiple puisque vous êtes les milliards d’atomes qui vous constituent.
« Je suis » signifie être, il décrit un état stable, une situation arrêtée, alors que « je deviens » inclut, la notion de changement, donc de mouvement. Or la stabilité est la mort et le mouvement est la vie. Le « je suis » représente donc votre potentiel au-delà de la vie, au-delà de la perception que vous en avez aujourd’hui, c’est à dire au-delà d’une vision parfois restrictive de vous-même. Et la vie vous permet de tendre vers cet état, de réaliser qui vous êtes vraiment.
Réaliser est à prendre dans son double sens de la langue française.
Réaliser par l’esprit, c’est se dire « wouahou, je suis ça ? » car vous êtes encore loin d’imaginer tout ce dont vous êtes capable.
Réaliser par le corps, c’est concrétiser votre potentiel dans la matière, dans votre vie incarnée, c’est rendre réel votre potentiel. Car sans le corps, il est impossible d’agir dans la matière et d’interagir avec les autres. Même pour communiquer à distance, il vous faut vos mains pour appuyer sur les bonnes touches que
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… qu’à partir de ce que je sais …
Le savoir ! il revêt un double aspect. Il y a un savoir acquis, les connaissances que vous emmagasinez durant votre courte vie, et un savoir inné, intemporel, lié à l’inspiration dans son double aspect elle aussi. Un jour, plus tard, nous reviendrons sur le double visage de la respiration.
La face que vous pouvez en aborder aujourd’hui, c’est celle de l’intuition. Vous pensez savoir quelque chose, vous le sentez, … le ressentez, … vous le pressentez. Même si cela ne concorde pas avec l’opinion d’autres personnes plus reconnues que vous dans le domaine concerné, vous avez la perception fine d’avoir saisi une information et qu’elle est juste. La différence entre les grands penseurs de ce monde et vous, c’est que eux ont ou avaient confiance en eux et osaient exprimer ce qu’ils pensaient avoir découvert parce qu’ils l’avaient ressenti. Vos idées n’ont pas moins de valeur que les leurs. Ayez confiance en votre potentiel.
Sachez, … donc ! Sachez dans votre for intérieur ! Vous n’avez besoin de rien d’autre puisque c’est vous que cela concerne, c’est de vous qu’il est question, de votre vie. Et méfiez-vous des apparences, vous êtes bien plus que ce que vous pensez être, du moins pour l’instant ...
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… que je ne suis pas.
Imaginez-vous dans un couloir suffisamment large pour que les bras écartés, vous ne puissiez en toucher les murs. Déplacez-vous vers la droite, ça y’est, vous touchez le mur. Faites de même vers la gauche, vous touchez enfin l’autre mur. Mais vous ne pouvez jamais toucher les deux en même temps. A force de faire cette petite gymnastique, vous allez affiner de plus en plus votre perception de l’endroit ou vous trouvez dans l’instant et où se trouve le milieu du couloir, la voie du juste milieu.
C’est par vos essais infructueux du départ, vos tergiversations, vos valses-hésitations que vous aurez la capacité de vous positionner, à la fois géographiquement et aussi en fonction de vos valeurs, de vos aspirations. Alors vous saurez toujours comment agir. Vous le saurez de l’intérieur. Car votre expérience vous aura amené à savoir renoncer à ce qui ne vous convient pas en fonction de ce que vous ne voulez pas être. Vous savez tirer profit de vos erreurs et comment ne pas les reproduire. En agissant différemment dans une situation quasi identique, vous créez un nouvel avenir, un nouveau « vous » à venir. Vous aurez de plus en plus d’informations sur ce que vous ne voulez pas ou plus être, et cela vous permettra de changer ce que vous voulez changer pour devenir l’être auquel vous voulez tant ressembler : vous-même, ou la plus haute image que vous pourriez avoir de vous ...
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