SurfOnChange.com - ''La vérité est dans l'oeil de celui qui regarde'' - (Edito > Les sentences de Xin Shu Yi )
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Dernière mise à jour :
20 nov. 2008 à 00:59

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''La vérité est dans l'oeil de celui qui regarde''

 

 « La vérité est dans l’œil de celui qui regarde »
 Les lunettes : autant de vérités que d’yeux !
Notre vie est parsemée d’expériences dont nous gardons la trace émotionnelle et affective.
Imaginez que vous naissiez avec des lunettes transparentes, sans aucune marque. Imaginez ensuite que chaque trace émotionnelle s’imprime sur le verre de vos lunettes comme une fine couche de couleur, différente selon le sentiment perçu. En très peu de temps, vous verriez la vie à travers des verres de couleurs.
Tout aurait alors la teinte des 1ères couleurs incrustées.
 Vous verriez tout plutôt avec une dominante rose, ou bleue, ou bien noire ! Cette vision à travers vos lunettes connoterait ce que vous voyez.

Trois personnes différentes avec des lunettes différentes voyant la même scène d’une personne sur le départ, penseraient :
- pour l’une: « Chouette, elle part à l’aventure ! »,
- la deuxième: « Chouette, elle va rejoindre son amoureux ! »,
- la troisième s’effondrerait à l’idée d'une séparation liée au contexte d'un départ.
 Se conforter
De manière générale, ne cherche t’on pas, par nos sens, à conforter la vision qu’on a des choses ? Par exemple, si on pense que le monde est cruel et que la vie est dure, on voit les catastrophes aux infos alors que si on pense que chaque chose est à sa place, on tombe inévitablement sur les émissions positives, comme  
celles par exemple qui ont trait à la nature et aux merveilles dont les humains sont capables dans le respect de celle-ci. Ne va t’on pas chercher à se rassurer : « oui, j’ai raison de penser que le monde est cruel » ou alors, « oui, j’ai raison de penser que la vie est belle. » ?
 Le jugement
On vit dans une société du politiquement correct où les stages de développement personnel, les formations, les enseignements prônent le non-jugement. N’est ce pas une hérésie ? L’être humain n’a t’il pas pour meilleur outil le jugement ? C’est ce qui lui sert à discerner les choses. Telle chose est froide, telle autre est chaude, celle-ci est ronde, cet homme est chauve, la peau de cette femme est noire, la poule est plus petite que l’autruche. Pour une femme d’1 mètre 80, cet homme est petit, il ne mesure qu’1m75. Mais pour telle autre femme d’1m60, n’est-il pas plutôt grand ?

Peser,
juger,
estimer,
évaluer,
pour pouvoir
décider
consciemment.

 Les avantages du jugement
Ce jugement permet d’éviter de se brûler avec du chaud, de se couvrir quand il fait froid, d’éviter de jouer à la pétanque avec des boules carrées, de ne pas prendre son voisin pour un extraterrestre parce qu’il n’a pas un poil sur le crâne ; la femme d’1m60 pensera à rappeler à son mari d’1m80 de se baisser en passant par la porte du grenier qui mesure 1m61 de haut, parce qu’à peu de choses près, elle ne craint rien mais lui oui.
Bref, du factuel, du concret, du pratique sans aucune connotation et juste des mots pour le dire.
 Des défauts et des qualités
Ainsi, selon l’endroit où l’on se place, chacun va avoir un jugement relatif différencié sur le même sujet, qui au passage va pouvoir devenir sujet de contradiction. Oui, tout est relatif.
Les qualités vues par l’un seront des défauts aux yeux de l’autre, en fonction des valeurs de chacun. Une porte de sortie de ce piège nous est offerte par le langage de l’informatique. Un fichier n’a ni défaut ni qualité. Il n’a que des « propriétés ». Et là, tout devient neutre et relatif, et personne ne s’offusque. Et bien pour l’humain, il en va de même.
 Du choix des mots
Ainsi, chauve, naine, blanc, noir, maigre, adipeux, mou, agressif, aimant, jovial, rigolard, triste, retrouvent leur qualité. Ce sont des adjectifs qualificatifs, non des péjoratifs. Ils n’incluent aucune notion de valeur. C’est l’esprit humain qui pervertit ces qualificatifs selon l’évolution des mœurs, des modes, en attribuant telle ou telle valeur à une personne qui peut être qualifiée de telle ou telle façon.
Juger veut dire jauger, estimer, qualifier. Il n’y a aucun mal à cela. Mais il est vrai qu’un des aboutissements possible du jugement est la condamnation, et ça, c’est différent.
 La condamnation
Dans jugement, il y a l’idée de justice, avec l’image du fléau de la balance qui est équilibré. On peut peser le bien et le mal, ou pour sortir de ce manichéisme, ce que l’on aime et ce que l’on aime pas, ce que l’on valorise et ce que l’on fustige. C’est une pesée, une prise de mesure, car sous peine d’être superficiel, un jugement est sensé nous permettre de jauger une situation, une personne, sous un maximum d’aspects possibles. Et c’est l’un des rôles du coaching que d’aider le coaché dans cette approche. Car tout jugeur va jauger en regardant
 les choses à travers ses lunettes, ses propres filtres. Une fois la pesée faite, celui ou celle qui veut passer du jugement à la condamnation prend une décision. Celle-ci est parfois irrévocable jusqu’à un éventuel apport d’un nouvel argument modifiant de façon substantielle le « dossier » ayant amené la condamnation et suscitant ainsi un nouveau jugement. Ne serait-ce pas la condamnation qui est difficile à supporter plutôt que le jugement ? est-ce pour cela que le jugement superficiel des autres paraît si lourd au point d’en établir la morale du non-jugement ?
 Une justice personnelle rapide et expéditive
Quand une affaire est jugée, elle l’est ! Pas la peine de revenir dessus ! L’affaire est entendue ! …
La Justice des tribunaux est souvent bien moins expéditive que celle dont nous faisons parfois preuve individuellement dans notre quotidien.
Un regard de travers et bien souvent cet inconnu est déjà, sans mot dire, banni de notre éventuel cercle de rencontres. Dommage ! Faisant partie de la (...)
(...) synchronicité, il avait quelque message pour nous, chose peu importante s’il en est, mais toutefois utile. Vraiment dommage !
Que de condamnations rapides et furtives ou parfois définitives l’esprit humain est-il capable ! Oui, nous avons vu cet inconnu à travers nos lunettes habituelles, colorées par nos habitudes, nos peurs, nos restrictions, notre attachement aux apparences pourtant bien souvent trompeuses.
 L’effet Janus
Ainsi si l’on ne veut voir que le mal chez quelqu’un sans le connaître vraiment, ne verra t’on que les aspects négatifs de sa personnalité ? En revanche, si l’on ne veut voir que ses aspects positifs, on ne recherchera que ceux-là en sa compagnie. Mais dans les deux cas, nous n’avons qu’une vision tronquée de la même personne, ou de la même situation. Aucune des deux visions n’étant globale, nous n’avons pas les moyens d’apprécier la personne et donc ni de la haïr ni de l’aimer vraiment. Car n’est-ce point là, la pierre d’achoppement de tout ce 
raisonnement ? Si je suis bien jugé, je me sens aimé et tout va bien ? si je me sens mal jugé, je me sens mal aimé et tout va mal ? alors si je ne juge personne, peut-être que personne ne me jugera mal ! mais attention, personne ne me jugera bien non plus ! A moins que vous n’autorisiez les autres à vous juger de façon positive ? Ne seriez-vous pas en train d’essayer de colorer les verres des lunettes des autres à votre goût ? ou carrément de choisir leurs lunettes à leur place ? Alors, ce désaveu de la notion de jugement ne serait-il pas symbole d’hypocrisie ?
 
  La capacité d’ouverture d’esprit et la capacité d’aimer
Aimerait-on quelqu’un vraiment si on en aimait que la moitié ? Aimer reviendrait  peut-être à n’aimer que ce qu’on aime déjà et ne pas s’ouvrir à aimer plus large. Or ce que vous avez aimé, vous ne l’aimiez pas avant de le connaître, vous l’ignoriez. On apprend aussi à apprécier ce que parfois on n’aimait pas avant. En décalant son regard, par exemple, on peut apprendre à apprécier une facette auparavant inconnue d’une personne mais aussi d’une
    situation ou d’un contexte.
 L’authenticité et la transparence
Nous avons tous une face sombre ! Voilà  pourquoi il vaut mieux la connaître plutôt que de la cacher. Ne pensez-vous pas que les autres la verront un jour tôt ou tard ? Plus vite ils verront que vous-même la connaissez et savez la maîtriser, plus ils se sentiront en confiance et apprécierons la totalité de votre être.
Apprendre à voir pour être dans le vrai
Apprenons à voir vraiment, sans lunettes, sans la couleur des émotions du passé ni celle des angoisses du futur, comme si nous voyions cette chose, cette personne, cette situation pour la première fois, comme si nous la
découvrions. Nous aurons alors les yeux écarquillés, un regard prêt à tout embrasser (ouvrir ses bras le plus largement possible pour accueillir) pour ne rien rater, et avoir un maximum de perceptions, sans aucun filtre.
Ne voit-on pas que ce que l’on veut voir ? « N’y a t’il pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir ? »
Alors allez-vous jeter toutes vos lunettes pour laisser votre regard amener la vérité jusqu’à votre œil ?
Et quelle vérité aurez-vous envie de voir ?


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